Peau de Phoque (deux créations en cours) – une expérience, un solo devenu trio et pas mal de refrains à chantonner

18.06.21

Une soirée en trois temps
le vendredi 18 juin à partir de 19h

Durée : 2h15 avec entracte
Gratuit
Sur réservation

Peau de Phoque (deux créations en cours) – une expérience, un solo devenu trio et pas mal de refrains à chantonner

La Ponctuelle arrive à Bain Public en bande, pleine de désirs :

Lucas a envie de faire péter l’été de colère et de joie, Lucie rêve d’un bain de foule, Antonin de bécoter des amoureux, Sarah de s’altérer, Lucien de se retrouver un peu partout, un peu tout le temps. Pablo veut de la flamboyance, et brûler de tendresse et de douceur, et Aurore s’imagine déjà se réveiller avec du sable plein les draps.

Une sortie de résidence qui s’annonce dans l’esprit de leur semaine à Saint-Nazaire : amicale, joyeuse et pleine de curiosité.

Réservation

 

Aurore Magnier et Lucien Fradin viennent en résidences croisées pour travailler leurs futurs spectacles, Je suis une sirène et Portraits détaillés.

Je suis une sirène : une performance aquatique et onirique

La Sirène n’est devenue une créature charmante qu’avec les contes d’Andersen. Elle est avant tout l’incarnation des peurs de la mer et de ses abysses insondables où errent les âmes des noyés, privés de sépulture.

Seule, une Sirène est là, elle a des choses à nous dire. Elle a envie de nous parler de la folie, de l’amour et de la mort. Elle a envie de chanter et de crier en même temps. Elle a envie de danser dans son aquarium toujours un peu trop petit pour son propre corps. Elle a envie, mais elle n’a plus sa voix, on lui a tranché la langue.

Ce solo se conjugue au présent des espaces au contact desquels il se métamorphose. Toujours en écriture, cette forme artistique n’aura peut-être jamais de fin, ça tombe bien, les Sirènes n’ont pas de larme.

 

Pour les performances Portraits Détaillés, Lucien Fradin collecte et trie un grand nombre de matières produites par des gays pour parler des gays (d’eux-mêmes ou des autres).

Tel un documentaliste, il range soigneusement des textes, des chansons, des interviews sonores, des vidéos, etc. De la culture pop en passant par la théorie sociologique jusqu’aux témoignages plus intimes. Il profite aussi des lieux où il joue pour aller à la rencontre de la culture gay locale et pour l’inclure dans son kaléidoscope.

Dans les performances, il propose un collage-montage à partir de ces matières et dresse ainsi un portrait sensible et choral de sa communauté. Parfois, ils sont trois, avec Pablo et Lucas, parfois il est seul.

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