Résidents

Compagnie Club Travail
Bruxelles (BE)

performance- chant- futurologie
11.10.21 — 31.10.21

Partenaires

Théâtre de Poche (35), La Maison de la Bellone, Bruxelles.

Création

travail de longue haleine

Site web

clubtravail.be

De près on ne voit que la peinture

Et si on se racontait le travail ? Oui mais sans se prendre au sérieux! Jeux divinatoires, chansons composées sur le vif et conversations décalées deviennent des outils pour se rencontrer, sous la baguette de Mathilde Maillard, cheffe d’orchestre d’un collectif qui nous invite à partager nos expériences ordinaires, avec absurdité, tendresse et fragilité.

Cette résidence sera l’occasion de proposer des séries de rencontres de travailleurs et travailleuses, réuni.es pour explorer notre rapport à l’engagement et l’idée que l’on se fait du travail de l’autre. L’occasion de retrouver cette native de Saint-Nazaire.

Note d’intention :

Que fantasme-t-on du travail de l’autre ? Qu’est-ce qui sépare la vie du travail ? Qu’est-ce qu’on entend par « l’invisibilité du travail » ? De près, on ne voit que la peinture est un dispositif de rencontres en série où l’on s’acharne à faire résonner le mot “travail”, (a priori pas très rigolo) avec d’autres qui sonnent plus doux à l’oreille (comme “chansons loopée” ou “divinations sur le vif”) afin de voir ce qui nous travaille quand il s’agit de faire, de dire et de dire ce qu’on fait. Le temps d’une rencontre radiophonique qui se compose en direct, le club travail, sorte de gang crypto-syndicaliste défiant la souffrance (passée ou future) au travail, se met au service d’une communauté de travailleur-se-s réunie pour l’occasion. Tel-le-s des troubadours/trobairitz des temps modernes, illes composent des chansons sur le vif en s’appuyant sur les mots qui viennent d’être prononcés, les transformant soudainement en métaphores du réel. Depuis un autre espace, un(e) coach en « divination & capacitation» livre des visions à l’aide de cartes divinatoires et de cailloux bretons magiques. Avec humour, absurdité, tendresse et fragilité, le club travail s’adonne à des célébrations du langage de nos quotidiens fragiles.

Autrice et mise en scène : Mathilde Maillard
Collaboration artistique : Samuel Hackwill & Maxime Lacôme
Collaboration musicale : Antoine Pesle, Maxime Lacôme, Clément Thiry/Mott Flyf
Recherche et performance en télépathie, divination & capacitation : Anne Lenglet, Flavio Rodrigo, Anna Czapski
Œil radiophonique : Leslie Doumerc Petits et grands
Conseils dramaturgiques : Anna Czapski Empowerment
Vocal : Myriam Van Imschoot

(lire+)
Le Vent en Poulpe
Angers

Théâtre
15.11.21 — 27.11.21

Partenaires

Théâtre du Champ de Bataille - Angers (49) , Théâtre de Chaoué d'Allonnes (72), Théâtre Épidaure de Bouloire (72), Le Palace de Montataire (60)

Création

Avril 2022

82

[En raison d’un cas covid dans l’équipe, la venue du Vent en Poulpe est reportée du 14 au 25 février]

Au croisement d’extraits littéraires, d’interviews de ses proches et de textes footballistiques écrits pour cette pièce, le comédien Richard Fouillet explore son propre récit familial. Le match France-Allemagne du Mondial 1982, aussi magique que tragique, devient le décor d’une saga familiale où les fils et les pères cherchent à construire leurs relations, sur trois générations. Autour de cette étape de création du spectacle “82”, Richard Fouillet, comédien, Thierry Delhomme, metteur en scène et Denis Marçais, musicien, iront à la rencontre d’autres pères et de fils à Saint-Nazaire.

Note d’intention :

Un témoignage fictionnel motivé par l’urgence de dire et d’écrire les pères et les fils que nous sommes.
1982. Moment charnière de la relation du narrateur avec son père. C’est aussi l’année de la demi-finale de coupe du monde France-Allemagne, match mythique et véritable tragédie théâtrale. Le football est le lien qui unit notre personnage à son père puis à son fils. Le déroulé du match de 1982 et ses nombreux rebondissements deviennent alors les prétextes aux révélations de la sage familiale qui nous est racontée dans un univers rock, brut et viscéral.

Auteurs : Rémi Checchetto, Richard Fouillet, Thierry Delhomme
Jeu : Richard Fouillet
Création musicale et interprète : Denis Marçais
Freestyle : Élisa Lanche
Mise en scène : Thierry Delhomme
Chorégraphe : Gianni Joseph
Costumes : Martine Ritz
Création lumière et vidéo : Antonin Subileau
Création décor : Youn Bossé
Régie son : Charlotte Nivert
Regard extérieur : Etienne Fague
Oreille extérieure : Pierre-Yves Sourice

(lire+)
©Stephane Toque
©Stephane Toque, Mathilde Riu
A venir
En novembre, “Amène ton papa” à Bain Public
Samedi 27.11.21 de 17h à 21h
Entrée libre
A partir de 8 ans

L’île aux pères, exposition interactive

Ils étaient en résidence à Saint-Nazaire en juillet 2020, puis en mars dernier pour créer le spectacle « L’île aux pères”, et reviennent à Bain Public pour prolonger cette exploration sous la forme d’une exposition. Les artistes de Superfamilles nous invitent à une déambulation tantôt foraine et musicale, tantôt intime, pour visiter cette île composée d’une multitude de paroles de pères, réels et fictifs.

Note d’intention :

L’île aux pères – Ou pourquoi les pères sont-ils absents ou morts – Installation

Je m’appelle Liza Machover, j’ai 32 ans. Cela fait plusieurs années déjà que j’interroge des femmes et leur rapport à la et/ou à leur famille. Ensemble, nous avons beaucoup parlé de sororité, de maternité : de sujets dits « intimes ». Ces sujets m’ont toujours passionnée et me passionnent encore mais je me demandais pourquoi je les réservais aux femmes. J’ai regardé autour de moi : j’ai quatre frères, beaucoup d’amis hommes qui ont la trentaine et avec qui je ne parlais pas de paternité, de maternité, de famille, de sujets dits « intimes ». Je n’ai pas d’enfant, je n’expérimente donc pas la maternité ni la paternité dans mon quotidien. J’ai un père absent et un père mort auxquels je ne peux pas poser mes questions.

C’est pourquoi j’ai décidé de poser mes questions à trois hommes de mon âge qui m’intéressent particulièrement. Je leur ai ensuite demandé de questionner à leur tour, car ce sont eux que je veux transformer avec moi, des pères que nous croiserions sur notre route, sur ces sujets dits « intimes », sur la/leur paternité.

Ce que vous allez voir n’est pas une enquête sociologique car nous n’en n’avons pas la rigueur, c’est une exploration fantasmagorique qui mêle réalité et fiction, c’est aussi le souhait très puissant et très enfantin qu’une  Île aux pères existe, car j’ai besoin de réponses, de paroles de pères absents ou morts.

L’île aux pères est une route plus qu’une île, c’est le chemin de trois hommes d’une génération qui tentent de tracer leur voie en posant des questions.

Liza Machover.

Production : Superfamilles

Soutiens : La DRAC Normandie – Ministère de la Culture, la Région Normandie, le Département du Calvados et la ville de Merville Franceville.

Coproductions : Le Préau CDN de Normandie Vire ;  Le Château de Monthelon ;  La Renaissance, Mondeville ; Bain Public, Saint Nazaire.

Accueils en résidence et dispositifs de soutien : Résidences en milieu scolaire Le Préau CDN de Normandie Vire ; Résidence accompagnée du Château de Monthelon, Résidence de scénographie à La Renaissance, Mondeville, Résidence d’immersion Bain Public, Saint Nazaire ; La journée Maquettes de l’ODIA Normandie (CDN Normandie Rouen ; L’Étincelle, Rouen ) ; Les Avant-Scènes du Festival SPOT – Théâtre Paris Villette ; Résidence d’essai Le 104, Paris ; Accueil en résidence à Latitude 50 Pôle des arts du Cirque Grand Marchin, Belgique.

Conception et mise en scène : Liza Machover

Avec les réflexions, mots et présences de : Florian Bessin, Julien Moreau, Thibault Villette.

 

Aide à la dramaturgie : Carolina Rebolledo-Vera et Alex Mesnil

Scénographie : Carine Ravaud avec l’aide de Florian Bessin

Montage et mixage sons : Benjamin Möller

Montage et mixage vidéo : Alex Mesnil

Administration et production : Jeanne Humbert

Avec les témoignages :des pères de Monthelon, des pères de Saint Nazaire, des pères de Merville-Franceville, des pères de Caen, des pères de Paris, des pères de Lille, les élèves des collèges Maupas et Val de Vire à Vire et des élèves de l’école Albert Camus à Saint-Nazaire.

(lire+)
©Maxime Devige
Compagnie FRAG
Nantes

Théâtre
10.01.22 — 14.01.22

Partenaires

TU-Théâtre Universitaire de Nantes (44), Théâtre du Champ de Bataille d’Angers (49), Le Volapük à Tours (37), La Paillette à Rennes (35), Itinéraires d'artiste(s)/ coopération 2020 (44,35,29,14)

Création

Février 2022

Site web

fragcie.com

Nous sommes les Amazones du futur

Après une première découverte de cette création en septembre à Bain Public, Marion Thomas revient prolonger sa recherche sur les imaginaires liés au futur et la puissance libératrice de la fiction. Quand le débat public est capturé par deux grands récits opposés : d’un côté la victoire des machines sur l’être humain, et de l’autre, l’espoir de trouver une solution radicale dans l’osmose avec la nature, entre les deux, il y a tout à imaginer. “Nous sommes les Amazones du futur” est une performance solo mêlant la forme du stand-up, un récit de science-fiction et une réflexion sur l’histoire des sciences.

Note d’intention :

Nous sommes les Amazones du futur est une contre-proposition fictionnelle à la catastrophe écologique qui vient. C’est un conte du futur délirant et joyeux qui mêle considérations personnelles, projections dans le futur et digressions sur des expériences scientifiques. Rejetant les projections dystopiques dont nos imaginaires sont abreuvés depuis plusieurs années, il s’agit de faire un léger temps d’arrêt, une petite cure d’imagination pour faire un pas de côté et se souvenir que l’avenir n’est pas encore joué.

Autrice : Marion Thomas
Mise en scène : Colyne Morange, Marion Thomas
Interprétation : Marion Thomas
Création sonore : Maxime Devige
Création lumière : Clara Robert

(lire+)

LES ARTISTES DE LA SAISON #1

©collectif lacavale
Collectif lacavale
Rennes, Lille

Théâtre documentaire
08.03.21 — 12.03.21

Partenaires

L'Uffej Bretagne, le collège Simone Veil de Lamballe (22), le Conseil départemental des Côtes d'Armor (22), la DRAC Bretagne, la DAAC Bretagne, la Ville de Rennes (35), Bain Public à Saint-Nazaire (44)

Création

Automne 2022

Site web

collectiflacavale.fr

Pièce manquante

Clara-Luce Pueyo navigue entre réalisation documentaire et plateau de théâtre. Dans ce « seul en scène » au croisement de ces deux influences, elle propose une plongée en enfance sur les traces de son père, grand reporter d’images.

Note d’intention :

« La famille, « qu’on l’aime ou pas, qu’on la connaisse ou pas, qu’on vive avec ou pas»*, est le premier lieu de la rencontre avec l’autre. Ensemble, on y construit ses souvenirs, on y croise nos peurs originelles, on y fait battre nos sens. On y devient ce que l’on sera. Enfin presque. Comment nos liens familiaux nous construisent-ils au monde ? Comment notre enfance nous habite-t-elle ? Qu’est-ce que devenir soi ?

Nos enfances. C’est le point de départ de Pièce manquante. Celle de mon père qui, 70 ans plus tard, l’habite toujours avec violence. Et la mienne, profondément marquée par la sienne. Au fil des rencontres de mes réalisations documentaires, j’ai aussi pu constater à quel point nos nous enfants viennent tracer les sillons de nos nous adultes. Ce fil me fascine. Je le trouve beau, fragile et parfois terrible.

En grandissant, que fait-on de nos souvenirs d’enfance ? Qu’est-ce que l’on recréé, invente, sublime, efface ? Comment cette mémoire subjective construit-elle notre identité et notre rapport au monde ? Pièce manquante, c’est l’histoire de ce voyage initiatique en enfance, une fois qu’on a grandi. Et le théâtre est l’espace où l’on va prendre le risque d’entamer ce périple. Du présent au passé, de l’adulte à l’enfant, du réel à l’imaginaire, et inversement. Au plateau, les temporalités, les espaces et les histoires vont pouvoir cohabiter, se confondre, s’affronter et se répondre.

Plonger dans son enfance pour y retrouver ses souvenirs, y faire du tri pour faire ses choix, enquêter dans sa mémoire pour entrer définitivement dans le monde des adultes et pour conquérir sa liberté, c’est le voyage auquel invite Pièce manquante. »

*(Qu’est-ce qu’une famille ? France culture la Grande traversée, émission du 25 août 2014 par Caroline Eliacheff)

Autrice : Clara-Luce Pueyo
Accompagnement à la dramaturgie : Julie Ménard
Mise en scène : Chloé Simoneau
Interprétation : Céline Dély

(lire+)
©Superfamilles
Compagnie Superfamilles
Merville-Franceville

Théâtre
15.03.21 — 26.03.21

Partenaires

Coproductions : La Région Normandie, Le Service Culturel de Merville-Franceville (14), Le Théâtre de la Renaissance (14), Le Préau - Centre Dramatique National de Vire (14), Le Château de Monthelon (89), Bain Public à Saint Nazaire (44)
Soutiens / Accueil en résidence : Le Théâtre Paris-Villette (75), Le 104, Paris (75), Le Théâtre de la Renaissance (14), Le CDN de Rouen (76), Le Théâtre de l’Étincelle (76).

Création

Été/automne 2021

Site web

ciesuperfamilles.com

L’île aux pères

Imaginons une île peuplée de pères, c’est cette invitation que nous fait Liza Machover, dans cette création autour de la paternité dans une forme foisonnante mêlant exposition, fête foraine, théâtre, danse et cirque.

Note d’intention :

« En observant mon entourage, je me suis aperçue que les pères étaient, souvent, soit absents physiquement, soit émotionnellement désengagés, et que ceux décrits comme présents, étaient morts. Pour pallier à cette absence tragique, j’ ai imaginé une île : « L’île aux pères », dans laquelle seraient cachés les pères disparus. Pour m’aider à l’imaginer, j’invite trois hommes d’une trentaine d’année : un comédien, un circassien et un danseur. Je leur pose beaucoup de questions. Je leur demande si eux aussi trouvent que les pères disparaissent, ce que c’est qu’être un homme aujourd’hui, s’ils souhaitent devenir père et, si oui, comment. Ils posent les mêmes questions à des pères, des fils, qui vivent près des lieux qui nous accueillent. Ces échanges et moments sont filmés, enregistrés. Ils sont la matière, le grain de sable et le bout de rocher de l’île. Cette recherche entre réalité et fiction, interroge les masculinités, la paternité et la transmission. »

Conception et mise en scène : Liza Machover
Au plateau : Florian Bessin, Julien Moreau, Thibault Villette
Aide à la dramaturgie : Carolina Rebolledo-Vera
Scénographie et Technique : Carine Ravaud
Vidéo : Alex Mesnil

(lire+)
©Tourneboulé
Compagnie Tourneboulé
Lille

Théâtre
29.03.21 — 02.04.21

Partenaires

Scène Nationale d'Angoulême (16), Culture Commune- Scène Nationale du Bassin Minier (62), La Maison du Théâtre à Amiens (80), La Garance Scène Nationale de Cavaillon (84), Bain Public à Saint-Nazaire (44), en cours

Création

Janvier 2023

Site web

tourneboule.com

L’affolement des biches

Marie Levavasseur écrit depuis longtemps pour la jeunesse et n’hésite pas, dans ses créations, à aborder des sujets philosophiques pour les petits ou encore relater l’histoire terrible des enfants-soldats. Cette fois, elle se lance dans un cycle autour des Utopies.

Note d’intention :

L’affolement des biches sera le quatrième texte de Marie Levavasseur, l’occasion d’affirmer la singularité de son écriture mais aussi de se confronter à de nouveaux enjeux. Le point de départ de ce nouveau récit posera la question de notre relation aux morts : comment les morts nous aident-ils à vivre ? Comment nous ramènent-ils à notre besoin de croyance et de fiction ? Une manière pour elle de questionner notre connexion avec le monde visible, celui de la Terre et des hommes, des plantes et des animaux, mais aussi d’interroger nos liens avec le monde invisible, dont la science est encore loin d’avoir révélé et expliqué tous les mystères.

Il sera question de morts (au moins un) et de vivants (plusieurs), d’un enterrement à organiser, d’une famille qui se réunit, de paroles que l’on écoute ou pas. Pour cela, elle imagine une histoire autour du décès un peu inattendu de la mère, une femme d’une soixantaine d’année, vieille pour certains, encore jeune pour d’autres. Toute sa famille se retrouve auprès d’elle avec la responsabilité d’organiser ses funérailles. Elle n’a volontairement exprimé aucune volonté, ce choix pour elle revenant aux vivants…

(lire+)
©Diabolo Menthe
Compagnie Diabolo Menthe
Saint-Nazaire

Théâtre illustré
03.05.21 — 07.05.21

Partenaires

Ville de Besné, ville de Vertou, ville de Vigneux-de-Bretagne, l'Hopitau à la Chapelle-sur-Erdre, Bain Public à Saint-Nazaire (44)

Création

Janvier 2022

Site web

compagniediabolomenthe.fr

Fénix

Anne Merceron s’intéresse à un sujet loin d’être anodin à Saint Nazaire, les villes détruites et leur résilience. Plasticienne de formation, elle s’inspire des arts graphiques pour nourrir cette création pour papier et cheval de bois.

Notes d’intention :

Comme l’oiseau du même nom, cette nouvelle création interroge notre capacité à renaître de nos cendres pour mieux inventer un renouveau. Inspirée, entre autres, des œuvres de Boltansky et de son travail sur la mémoire, des collages de Picasso et Braque, ou des assemblages photographiques de David Hockney, elle utilise la manipulation d’images pour donner vie à la reconstruction suite à un effondrement tel que la guerre.

Rencontre des arts graphiques, du théâtre et du violoncelle, elle invite, petits et grands, à une rencontre chaleureuse et intime. Suivons ensemble l’épopée de Fénix, cheval de carrousel esseulé. Nous le verrons tour à tour rêveur, détruit, métamorphosé, aventurier, pour mieux trouver sa place à l’arrivée.

Autrice, comédienne, illustratrice : Anne Merceron
Regard extérieur : Stéphanie Zanlorenzi
Musicien : Pierre Thary
Paysage sonore : Xavier Guillaumin
Illustrations : Marie-Laure Legras
Régisseur lumière : Lucien Yakoubsohn
Chargée de production : Violaine Roy

(lire+)
©Jean Le Peltier
Compagnie Ives et Pony
Bruxelles, Nantes

Théâtre
24.05.21 — 28.05.21

Partenaires

L'atelier 210 à Bruxelles (BE), Le TU – Théâtre, Universitaire à Nantes (44), Bain Public à Saint-Nazaire (44), en cours

Création

Mars 2023

Site web

ivesandpony.com

Habiter Home/ Penseur solitaire

Qui n’a jamais eu, au moment de se coucher et d’éteindre la lumière, le cerveau en pleine ébullition ? Vie intérieure riche pour certain.es, ruminations pour d’autres, ou les deux à la fois, c’est ce que Jean Lepeltier propose d’ausculter pour cette nouvelle création.

Note d’intention :

« Habiter Home sera un spectacle. La matière principale de ce spectacle tournera autour des « conversations intérieures ». Cet endroit de parole où se développent nos idées, se déploie la répétition de nos conversations à venir, errent les histoires que l’on se raconte ou que l’on nous a raconté. C’est un espace de parole que nous utilisons tous sans le partager jamais vraiment. Le temps d’un spectacle, ce sera l’occasion de l’explorer ensemble. Pour que ce soit un peu moins abstrait, je travaille sur trois axes de paroles intérieures : la parole intérieure qui nous rassure (Rosetta), la parole intérieure qui juge les autres (Rousseau), la parole intérieure qui nous hante (Napoléon).

De façon expéditive, j’avance que ces trois types de parole, que j’associe à des personnages de fictions ou historiques, ont comme point commun de mettre en place un équilibre entre notre sensibilité et la réalité. Et cet équilibre, puisqu’il n’engage qu’une conversation avec nous-mêmes, penche souvent du côté de notre sensibilité. Autrement dit, du côté Romantique de nous-mêmes. Le Romantisme sera donc le fil dramaturgique de la pièce et en particulier le romantisme politique.

L’idée est d’aller chercher dans le XIXe européen les traces de ce courant, en commençant par les rêveries du promeneur Rousseau, puis en passant par la narration de l’empire de Napoléon et en finissant par Raimbault, dégoutté à la fin du XIXe, qui décide de répudier la beauté dans « Une saison en enfer ». La destination du spectacle sera donc d’observer ensemble comment notre sensibilité est un terrain fertile de conscience sensible du monde et de voir comment l’échange entre cet espace l’hyper-personnel et le commun du réel a besoin d’une traduction et quelle traduction. »

Auteur/interprète : Jean Le Peltier

(lire+)
©Jérôme Gressier
La Ponctuelle
Lille

Théâtre - performance
14.06.21 — 18.06.21

Partenaires

CDN Comédie de Béthune (62), Culture Commune - scène nationale du Bassin Minier (62), Scène Europe à Saint Quentin (02), Le Grand Bain lieu d'émulation à La Madelaine-sous-Montreuil (62), Bain Public à Saint-Nazaire en partenariat avec le TU, Théâtre Universitaire de Nantes (44).

Création

En perpétuelle création

Site web

laponctuelle.com

Peau de phoque

Différent et complémentaire, ce binôme lillois mène conjointement leurs créations respectives. Celles accueillies à Bain Public se retrouvent autour de la construction de nos identités et de notre place dans la société. Elles feront l’objet d’un travail en immersion sur le territoire dans une ambiance résolument amicale, joyeuse et pleine de curiosité.

Note d’intention :

« Lorsque nous avons découvert par hasard une image de phoque dans les méandres des Images Google, nous avons d’abord ri, puis nous nous sommes rendus compte qu’elle représente très bien l’union de nos deux soli. La dimension marine de l’animal le rend proche, et peut-être cousin, de la sirène, et il rappelle l’expression populaire “pédé comme un phoque” (qui ici devrait s’orthographier “foc” mais ceci est une autre histoire). Cette image est un bon exemple des hasards et des constructions qui nous amènent aujourd’hui à associer nos deux soli, depuis leur thématiques, leurs économies jusqu’à leur mode de production et de diffusion.

Telle la femme-phoque à qui l’on dérobe la peau, ce vol nous permet de regarder de l’extérieur ce qui nous représente, ce qui est projeté sur nos corps dès lors que nous sommes gays, femmes, ou sirènes. C’est cette peau que nous souhaitons travailler, quitte à la rendre transparente à certains endroits, pour mieux en explorer les mécanismes et les textures qui l’enrobent.»

Je suis une sirère : Aurore Magnier
Portraits détaillés : Lucien Fradin
Collaborations artistiques de Peau de Phoque : Pablo Albandea, Antonin Boyot Gellibert, Romain Crivellari, Claustinto, Philémon Vanorlé, Perrine Wanegue, Fanny Dujardin, Saso, Marine Bachelot Nguyen

(lire+)
©Groupe Chiendent
Groupe Chiendent
Rouen

Théâtre
21.06.21 — 25.06.21

Partenaires

Coproduction Tangram, Scène Nationale, CDN de Normandie-Rouen (76) - en cours
Soutien de L’étincelle - Théâtre de la Ville de Rouen (76)

Le Groupe Chiendent est soutenu par la DRAC Normandie, la Région Normandie le Département de Seine-Maritime, et la Ville de Rouen

Création

Janvier 2022

Site web

groupechiendent.fr

Chien.ne, anatomie d’une violence

Après Inconsolable(s), un spectacle sur une impossible rupture amoureuse, Nadège Cathelineau et Julien Frégé poursuivent leur exploration des rapports femme – homme, cette fois en interrogeant la notion de virilité. Sous forme d’un combat de boxe théâtralisé, il sera question de héros, de guerrier et de transformation.

Note d’intention :

« Chien.ne est la dissection genrée du concept de violence, une interrogation sexuée sur nos pratiques plurielles (directes et indirectes) de la violence. Nous nous sommes tous les deux, Julien et Nadège, construits en réponse et en écho au dogme du masculin. Erigée en totem dans la culture du masculin-viril, constitutive de la figure du héros et du guerrier, la violence de l’homme est encouragée dans toutes sortes de contenus médiatiques. L’identité masculine se trouve enfermée dans des concepts absolument restreints qu’il convient de remettre en jeu et en mouvement.

Les problématiques liées au genre et à la redéfinition du masculin et du féminin en dehors d’un modèle binaire interrogent directement la construction de nos identités. Quelle tension entretient-on avec les stéréotypes qui nous façonnent un cadre autant qu’ils nous enferment ? Quelle complicité entretient-on avec les stigmates de la stigmatisation genrée ? Quelle part de rêve honteux portent-ils en eux ? Le dit-masculin et l’expression de la virilité est l’une des pièces constituantes de nos identités genrées.

Dans Chien.ne nous souhaitons réinterroger la virilité, et les qualités attribuées au genre masculin comme vecteur pour explorer le champ des multiples féminins, et envisager une binarité moins absolue et aux contours plus floutés. Dans le fond, il s’agit de traiter par le plateau la question de la mutation et de la transformation. Chien.ne est une forme hybride qui prend la difformité d’un concert de parole scandée, d’un com-bat de boxe, d’une plateforme de free-style. »

Mise en scène, écriture et jeu : Nadège Cathelineau et Julien Frégé
Musique actuelle : Sébastien Lejeune
Création lumière : Cyril Leclerc
Scénographie : Elizabeth Saint-Jalmes
Régie lumière : Manon Lauriol
Distribution en cours

(lire+)